Mounjaro, Ozempic, Wegovy : pourquoi le sport est indispensable quand on utilise des injections pour perdre du poids
Mounjaro, Ozempic, Wegovy : pourquoi le sport est indispensable quand on utilise des injections pour perdre du poids
Depuis quelques mois, impossible de passer à côté. Les injections de perte de poids comme Mounjaro, Wegovy, Ozempic ou d’autres traitements de la même famille font beaucoup parler d’elles. Dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les discussions entre amies, au cabinet médical… le sujet est partout.
Certaines personnes y voient une révolution. D’autres s’en méfient. D’autres encore hésitent, culpabilisent ou n’osent même pas en parler.
Mon objectif ici n’est pas de dire si c’est “bien” ou “mal”. Ce n’est pas mon rôle. Ces traitements sont des médicaments, prescrits par un médecin, dans un cadre médical précis. En France, l’ANSM rappelle d’ailleurs que les analogues du GLP-1 indiqués dans l’obésité, comme Wegovy, Mounjaro ou Saxenda, sont disponibles uniquement sur ordonnance et doivent être utilisés dans le respect de leur autorisation de mise sur le marché. L’ANSM précise aussi qu’ils s’inscrivent en seconde intention, en cas d’échec d’une prise en charge nutritionnelle, et toujours en association avec une alimentation adaptée et de l’activité physique.
Donc si une personne en est là, si elle a consulté, si un médecin a évalué sa situation et a prescrit ce type de traitement, mon rôle de coach sportif n’est pas de juger.
Mon rôle, c’est d’accompagner.
Parce qu’une injection peut aider à perdre du poids.
Mais elle ne remplace pas un corps plus fort.
Elle ne remplace pas des muscles fonctionnels.
Elle ne remplace pas la confiance qui revient quand on se sent capable de bouger.
Elle ne remplace pas l’apprentissage d’un mode de vie plus stable, plus actif, plus aligné.
Et c’est précisément là que le sport devient indispensable.
Les injections aident à perdre du poids, mais elles ne font pas tout
Les traitements de type GLP-1 ou GLP-1/GIP agissent notamment sur la satiété, l’appétit, la vidange gastrique et certains mécanismes métaboliques. L’Organisation mondiale de la santé considère désormais ces thérapies comme une option possible dans la prise en charge de l’obésité adulte, mais dans une logique globale, personnalisée, centrée sur le patient, associée à des changements comportementaux, alimentaires et physiques.
Autrement dit, le médicament peut être une aide.
Mais il n’est pas censé être le seul pilier.
C’est un peu comme si vous aviez enfin une voiture qui consomme moins. Très bien. Mais si les pneus sont lisses, si le moteur n’est jamais entretenu et si vous ne savez toujours pas conduire sur la durée, le problème n’est pas totalement réglé.
Avec la perte de poids, c’est pareil.
Perdre des kilos, c’est une chose.
Perdre principalement de la graisse, garder du muscle, améliorer sa posture, son souffle, sa mobilité, sa force et sa santé métabolique, c’en est une autre.
Et c’est souvent cette deuxième partie qui fait toute la différence entre :
– “J’ai maigri”
et
– “Je me sens vraiment mieux dans mon corps.”
Le vrai enjeu : ne pas perdre seulement du poids, mais améliorer sa composition corporelle
Quand on monte sur la balance, elle indique un chiffre. Mais elle ne dit pas tout.
Elle ne dit pas si vous avez perdu de la graisse.
Elle ne dit pas si vous avez perdu du muscle.
Elle ne dit pas si vous êtes plus tonique.
Elle ne dit pas si vous êtes moins essoufflée.
Elle ne dit pas si votre dos est plus solide.
Elle ne dit pas si vos jambes vous portent mieux.
Elle ne dit pas si vous avez plus d’énergie au quotidien.
Or, dans une perte de poids rapide ou importante, une partie du poids perdu peut venir de la masse maigre, qui inclut notamment le muscle. Plusieurs publications récentes soulignent que les traitements de type GLP-1 entraînent une perte importante de masse grasse, mais peuvent aussi s’accompagner d’une diminution mesurable de la masse maigre.
Ce point est fondamental.
Parce que le muscle n’est pas juste là pour “faire joli” ou pour avoir des bras dessinés. Le muscle est un organe métabolique. Il aide à bouger, à se tenir droite, à protéger les articulations, à améliorer la sensibilité à l’insuline, à soutenir le métabolisme de repos et à préserver l’autonomie avec l’âge.
Perdre du gras, oui.
Perdre trop de muscle, non.
C’est pour cela que le renforcement musculaire doit devenir un pilier de l’accompagnement des personnes qui utilisent ces traitements.
Pourquoi les femmes sont particulièrement concernées
Dans ma pratique de coach sportif, je constate que ce sont souvent les femmes qui portent la charge mentale la plus lourde autour du poids : la pression esthétique, les variations hormonales, les grossesses, la ménopause, les régimes répétés, les compulsions, le manque de temps, la culpabilité…
Les traitements injectables de perte de poids intéressent donc beaucoup de femmes, notamment après 35, 40 ou 50 ans, quand le corps semble répondre moins vite qu’avant.
Mais c’est aussi une période où le renforcement musculaire devient encore plus important.
À partir d’un certain âge, la masse musculaire a naturellement tendance à diminuer si elle n’est pas entretenue. À la ménopause, les changements hormonaux peuvent aussi modifier la répartition des graisses, la récupération, l’énergie, la force et la qualité du sommeil. Une petite étude présentée à ENDO 2025 suggère d’ailleurs que les femmes et les personnes plus âgées sous sémaglutide pourraient être plus exposées au risque de perte musculaire, et que des apports protéiques plus élevés pourraient aider à limiter cette perte.
C’est une raison de plus pour ne pas faire uniquement “un peu de marche” en espérant que cela suffise.
La marche est excellente.
Mais elle ne remplace pas totalement le renforcement musculaire.
Le piège : manger moins, bouger moins, fondre… mais s’affaiblir
Avec ce type de traitement, l’appétit diminue souvent. C’est l’un des effets recherchés. La personne mange moins, se sent plus vite rassasiée, grignote moins, pense moins à la nourriture.
Sur le papier, cela peut être très positif.
Mais dans la vraie vie, il peut y avoir un effet secondaire indirect : si la personne mange beaucoup moins, bouge peu, ne fait pas de renforcement et consomme trop peu de protéines, le corps peut manquer de “matière première” pour préserver sa masse musculaire.
Le risque est alors de perdre du poids, mais avec un corps plus faible, moins tonique, moins dynamique.
C’est le fameux scénario :
“J’ai perdu 15 kilos, mais je suis flasque, fatiguée, et je n’ai pas l’impression d’être en meilleure forme.”
C’est exactement ce que l’on veut éviter.
Le bon objectif n’est pas seulement de perdre du poids.
Le bon objectif est de devenir plus légère, plus forte, plus mobile, plus confiante et plus autonome.
Le renforcement musculaire : l’assurance anti-fonte musculaire
Quand on parle de sport pour perdre du poids, beaucoup de personnes pensent encore au cardio : tapis de course, vélo, elliptique, longues marches, séances où l’on transpire beaucoup.
Le cardio a sa place. Il améliore le souffle, le cœur, la circulation, la dépense énergétique, l’humeur. Il peut aussi aider à créer une routine active.
Mais dans le contexte des injections de perte de poids, le renforcement musculaire devient prioritaire.
Pourquoi ?
Parce que le muscle a besoin d’un signal.
Ce signal, c’est la contraction contre résistance.
Quand vous poussez, tirez, portez, montez, descendez, résistez, votre corps comprend : “Ce muscle est utile. Il faut le garder.”
Sans ce signal, surtout en période de déficit calorique, le corps peut se séparer plus facilement d’une partie de sa masse musculaire.
Le renforcement musculaire peut se faire avec :
– le poids du corps ;
– des élastiques ;
– des haltères ;
– des kettlebells ;
– un TRX ;
– une chaise ;
– un step ;
– des machines guidées ;
– ou simplement des exercices adaptés à domicile.
Il ne s’agit pas de devenir bodybuildeuse.
Il ne s’agit pas de “prendre trop de muscle”.
Il ne s’agit pas de se transformer en haltérophile olympique.
Il s’agit de préserver ce qui vous permet de vivre mieux.
Des jambes plus fortes pour monter les escaliers.
Des fessiers plus actifs pour protéger le dos.
Un dos plus solide pour améliorer la posture.
Des bras plus fonctionnels pour porter, pousser, tirer.
Une sangle abdominale plus efficace pour mieux bouger.
Le muscle, ce n’est pas seulement de l’esthétique. C’est de l’assurance-vie quotidienne.
“Je ne veux pas devenir trop musclée” : la peur classique chez beaucoup de femmes
C’est probablement l’une des phrases que les coachs entendent le plus :
“Je veux me raffermir, mais je ne veux pas devenir trop musclée.”
Bonne nouvelle : cela n’arrive pas par accident.
Prendre beaucoup de volume musculaire demande des années d’entraînement structuré, une alimentation adaptée, une progression très précise, souvent des charges importantes, et un contexte hormonal favorable. Faire deux ou trois séances de renforcement par semaine ne va pas transformer une femme en culturiste.
En revanche, cela peut transformer sa silhouette.
Plus ferme.
Plus tonique.
Plus droite.
Plus dessinée.
Plus dynamique.
Et surtout : plus fonctionnelle.
Dans le cadre d’une perte de poids avec traitement injectable, le renforcement musculaire n’est donc pas une option esthétique. C’est une stratégie de protection.
À quoi peut ressembler un programme sportif adapté ?
Il faut évidemment adapter selon l’âge, le niveau, les douleurs, les antécédents, le poids de départ, les traitements, la fatigue, les recommandations médicales et la motivation.
Mais voici une structure simple et réaliste.
1. Deux à trois séances de renforcement musculaire par semaine
L’idéal est de travailler l’ensemble du corps, surtout au départ.
Exemples de mouvements utiles :
– squat adapté ou assis-debout sur chaise ;
– hip thrust ou pont fessier ;
– rowing avec élastique ou haltères ;
– développé épaules léger ;
– tirage élastique ;
– gainage adapté ;
– step-up sur marche basse ;
– soulevé de terre léger avec haltères ;
– exercices d’équilibre ;
– mobilité des hanches, épaules et chevilles.
L’objectif n’est pas de finir détruite.
L’objectif est de progresser.
On commence avec des exercices simples, maîtrisés, sans douleur, puis on augmente progressivement la difficulté.
Une séance peut durer 30 à 60 minutes selon la personne.
2. De la marche ou du cardio doux presque tous les jours
La marche est souvent le meilleur point de départ.
Elle est accessible, peu traumatisante, facile à intégrer dans la journée et excellente pour la santé métabolique.
On peut viser progressivement :
– marcher un peu après les repas ;
– augmenter le nombre de pas ;
– faire des sorties de 20 à 45 minutes ;
– utiliser le vélo, l’elliptique ou la natation si les articulations sont sensibles ;
– fractionner en petites doses si la fatigue est présente.
La HAS rappelle que la prise en charge du surpoids et de l’obésité doit s’appuyer sur une évaluation globale des habitudes de vie et sur un accompagnement pluriprofessionnel adapté à la personne.
Cela veut dire que l’activité physique doit être individualisée. Pas copiée-collée depuis Instagram.
3. Un travail de mobilité et de posture
Quand une personne perd du poids, son corps change. Son centre de gravité peut évoluer, ses appuis changent, sa posture aussi.
Il peut être très intéressant d’intégrer :
– mobilité des hanches ;
– ouverture thoracique ;
– respiration ;
– travail du pied et de l’équilibre ;
– renforcement du dos ;
– exercices de stabilité du bassin ;
– gainage doux et progressif.
Ce travail est particulièrement important chez les personnes qui reprennent le sport après plusieurs années d’arrêt, ou qui ont des douleurs de genou, de hanche, de dos ou d’épaule.
Exemple de semaine simple pour une personne sous traitement injectable
Voici un exemple général, à adapter selon avis médical et niveau de départ.
Lundi : renforcement musculaire complet
Jambes, dos, fessiers, abdos, mobilité.
Mardi : marche active 30 minutes
Ou vélo doux, elliptique, natation.
Mercredi : renforcement musculaire léger à modéré
Accent sur posture, haut du corps, gainage adapté.
Jeudi : marche + mobilité
20 à 40 minutes selon énergie.
Vendredi : renforcement musculaire complet
Progression douce sur les exercices principaux.
Samedi : activité plaisir
Balade, vélo, randonnée facile, danse, jardinage, sortie en famille.
Dimanche : récupération active ou repos
Respiration, étirements doux, marche tranquille.
Le secret n’est pas de tout faire parfaitement.
Le secret est de rendre l’activité physique régulière, progressive et compatible avec la vraie vie.
Les protéines : un point essentiel, mais à personnaliser
Je ne suis pas nutritionniste. Je ne vais donc pas donner ici de grammage précis valable pour tout le monde, parce que ce serait trop simpliste.
Les besoins varient selon :
– le poids ;
– l’âge ;
– le sexe ;
– l’activité physique ;
– l’état de santé ;
– les reins ;
– les traitements ;
– l’appétit ;
– les objectifs ;
– les préférences alimentaires ;
– les recommandations du médecin ou du diététicien.
Mais dans le contexte d’une perte de poids importante, le rôle des protéines mérite une vraie attention.
Pourquoi ?
Parce que les protéines participent au maintien de la masse musculaire, à la récupération, à la satiété et à la réparation des tissus. Quand l’appétit baisse fortement, certaines personnes mangent très peu et peuvent spontanément réduire leurs apports en protéines sans s’en rendre compte.
Concrètement, cela peut vouloir dire :
– commencer le repas par la source de protéines ;
– ne pas faire uniquement “salade verte + soupe” ;
– intégrer des œufs, du poisson, du poulet, du fromage blanc, du skyr, du tofu, des produits laitiers, des légumineuses si elles sont bien tolérées ;
– fractionner si les gros repas ne passent plus ;
– demander conseil à un diététicien ou médecin si la perte d’appétit est très forte ;
– surveiller la fatigue, la fonte musculaire, la récupération et la force à l’entraînement.
Le but n’est pas de tomber dans l’obsession alimentaire.
Le but est de donner au corps les matériaux nécessaires pour se reconstruire pendant qu’il perd du poids.
Attention au réflexe “je mange presque rien, donc je vais plus vite”
C’est tentant.
Quand l’appétit baisse, certaines personnes se disent :
“Parfait, je vais manger le moins possible, comme ça je vais perdre encore plus vite.”
Mais une perte de poids trop agressive peut aussi augmenter la fatigue, diminuer l’envie de bouger, réduire la récupération, accentuer les compulsions plus tard et favoriser la perte musculaire.
Dans ce contexte, l’objectif n’est pas de “manger le moins possible”.
L’objectif est de manger suffisamment bien pour accompagner le changement.
Il faut sortir de la logique punitive.
Vous ne punissez pas votre corps pour ce qu’il a stocké.
Vous l’aidez à redevenir fonctionnel, énergique et plus stable.
Le mental : le grand oublié des injections de perte de poids
On parle beaucoup de kilos.
On parle beaucoup d’appétit.
On parle beaucoup de silhouette.
Mais on parle moins de ce qui se passe dans la tête.
Pourtant, perdre du poids rapidement peut bousculer énormément de choses.
Certaines personnes se reconnaissent moins dans le miroir.
Certaines reçoivent beaucoup de commentaires.
Certaines ont peur de reprendre.
Certaines réalisent que la nourriture servait à calmer le stress, l’ennui, la solitude ou les émotions.
Certaines se sentent mieux physiquement, mais restent fragiles mentalement.
C’est pour cela que l’accompagnement ne doit pas être seulement physique.
La Haute Autorité de Santé insiste sur l’importance de repérer les troubles des conduites alimentaires, d’évaluer les difficultés psychologiques et d’accompagner les vulnérabilités dans le parcours de soin du surpoids et de l’obésité.
Et c’est très juste.
Parce qu’un médicament peut diminuer l’appétit.
Mais il ne règle pas toujours la relation à soi.
Il ne règle pas automatiquement le stress.
Il ne règle pas les émotions.
Il ne règle pas le regard dans le miroir.
Il ne règle pas les années de régimes, de culpabilité ou de honte.
C’est là que le sport peut jouer un rôle magnifique.
Pas seulement pour brûler des calories.
Mais pour reconstruire une relation positive avec son corps.
Le sport comme thérapie de confiance
Quand une personne reprend le sport après des années de lutte avec son poids, le premier objectif n’est pas forcément de transpirer.
Parfois, le premier objectif est simplement de se dire :
“Je suis capable.”
Capable de faire une séance.
Capable de bouger sans me faire mal.
Capable de progresser.
Capable de sentir mes jambes travailler.
Capable de reprendre le contrôle.
Capable de ne plus subir mon corps, mais de l’habiter à nouveau.
C’est très puissant.
Une injection peut aider à diminuer le poids sur la balance.
Mais l’entraînement aide à augmenter la confiance dans le corps.
Et cette confiance est précieuse pour la suite.
Parce que le vrai défi, ce n’est pas seulement de perdre du poids pendant quelques mois.
C’est de construire une nouvelle identité.
Ne plus être seulement “quelqu’un qui essaie de maigrir”.
Mais devenir “quelqu’un qui prend soin de son corps”.
La nuance est énorme.
Pourquoi être accompagné par un coach sportif ?
Bien sûr, certaines personnes peuvent s’entraîner seules. Mais dans ce contexte particulier, l’accompagnement a beaucoup de valeur.
Un coach sportif peut aider à :
– démarrer sans se blesser ;
– choisir les bons exercices ;
– adapter selon les douleurs ;
– doser l’intensité ;
– éviter le “trop, trop vite” ;
– garder la motivation ;
– structurer les séances ;
– mesurer les progrès autrement que par la balance ;
– intégrer du renforcement musculaire sans peur ;
– rendre l’entraînement compatible avec la fatigue, l’appétit et le quotidien.
Et surtout : un coach peut aider à garder le cap quand le poids descend, mais que le mental doute encore.
Dans mon approche, je ne remplace jamais le médecin.
Je ne remplace pas le diététicien.
Je ne modifie pas un traitement.
Je ne donne pas d’avis médical sur une prescription.
Je travaille en complément.
Le médecin prescrit et surveille le traitement.
Le professionnel de nutrition ajuste l’alimentation si nécessaire.
Le coach sportif accompagne le mouvement, la force, la posture, la régularité, la confiance et la transformation physique.
C’est cette complémentarité qui donne du sens.
Le bon suivi : ne pas regarder seulement les kilos
Quand une personne utilise un traitement injectable pour perdre du poids, il est important de ne pas suivre uniquement la balance.
On peut aussi observer :
– le tour de taille ;
– les mensurations ;
– la qualité du sommeil ;
– la fatigue ;
– la force ;
– la posture ;
– l’essoufflement ;
– la mobilité ;
– les douleurs ;
– l’humeur ;
– la régularité des séances ;
– la capacité à monter les escaliers ;
– la facilité à se relever d’une chaise ;
– la confiance dans les mouvements.
Parfois, la balance ralentit, mais le corps continue de se transformer.
Une personne peut perdre moins vite pendant quelques semaines parce qu’elle reprend un peu de muscle, retient de l’eau après l’entraînement ou améliore sa condition physique.
Ce n’est pas un échec.
C’est souvent une excellente nouvelle.
Le but n’est pas d’être plus légère à tout prix.
Le but est d’être mieux.
Ce qu’il faut éviter
Dans ce contexte, plusieurs erreurs reviennent souvent.
Erreur n°1 : faire uniquement du cardio
Le cardio est utile, mais il ne suffit pas toujours à protéger la masse musculaire. Il faut ajouter du renforcement.
Erreur n°2 : manger trop peu
Si l’appétit est très bas, on peut vite manquer d’énergie, de protéines et de micronutriments. Il faut en parler au médecin ou à un professionnel de nutrition.
Erreur n°3 : vouloir aller trop vite
Perte de poids rapide + sport trop intense + alimentation trop basse = fatigue, douleurs, abandon possible.
Erreur n°4 : copier les programmes des réseaux sociaux
Une personne sous traitement, en reprise sportive, avec douleurs ou fatigue, n’a pas besoin d’un challenge extrême. Elle a besoin d’un programme intelligent.
Erreur n°5 : croire que le médicament remplace les habitudes
Le traitement peut aider. Mais les habitudes construisent la suite.
À retenir : l’injection peut ouvrir une porte, le sport aide à traverser le chemin
Les traitements comme Mounjaro, Wegovy ou les médicaments de cette famille changent clairement le paysage de la perte de poids. Ils peuvent représenter une aide importante pour certaines personnes, dans un cadre médical adapté.
Mais ils ne doivent pas faire oublier une chose essentielle : perdre du poids n’est pas seulement une affaire de kilos.
C’est une affaire de santé.
De muscles.
De mouvement.
De posture.
De souffle.
De confiance.
De mental.
D’autonomie.
De qualité de vie.
Si vous êtes sous traitement injectable pour perdre du poids, le sport n’est pas là pour “compenser” ou “punir”. Il est là pour protéger votre corps pendant sa transformation.
Le renforcement musculaire, en particulier, doit devenir votre allié.
Pas pour devenir quelqu’un d’autre.
Mais pour vous retrouver avec un corps plus fort, plus stable, plus vivant.
Mon rôle de coach sportif
Si votre médecin vous a prescrit ce type de traitement, je respecte cette décision médicale.
Mon rôle n’est pas de juger votre parcours.
Mon rôle est de vous aider à bouger mieux, à reprendre confiance, à préserver votre masse musculaire et à construire une routine sportive adaptée à votre niveau.
À domicile, nous pouvons mettre en place un programme progressif, sécurisant et personnalisé, avec du renforcement musculaire, de la mobilité, du cardio adapté et un suivi concret de vos progrès.
Parce qu’une perte de poids réussie ne se résume pas à une silhouette plus fine.
Une perte de poids réussie, c’est un corps qui va mieux.
Et surtout : une personne qui se sent enfin capable d’avancer.
Sources principales
Les médicaments de type GLP-1 indiqués dans l’obésité sont encadrés par l’ANSM en France, disponibles uniquement sur ordonnance, et doivent être associés à une prise en charge nutritionnelle et à de l’activité physique.
La HAS rappelle, pour Mounjaro dans l’obésité, que le traitement s’inscrit en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite dans le périmètre du remboursement.
L’OMS recommande une approche globale de l’obésité, centrée sur la personne, associant traitements, changements comportementaux, activité physique et pratiques alimentaires adaptées.
Plusieurs publications récentes alertent sur la nécessité de surveiller la composition corporelle et la masse musculaire lors d’une perte de poids sous GLP-1, et soulignent l’intérêt du renforcement musculaire et d’un apport protéique adapté.